Acteur principal du développement de l’université : le corps professoral

L’UQAM, afin de remplir sa mission, s’appuie sur un fonctionnement participatif et collégial qui fait ses preuves depuis plus de 50 ans. Tant dans les départements, unités de programmes, unités de recherche et de création, qu’à la Commission des études et au Conseil d’administration, le corps professoral – rassemblé au sein du SPUQ – est un acteur incontournable pour garantir la mission universitaire. 

La démocratie universitaire

Dès sa création, l’UQAM a opté pour une structure où la collégialité et une représentation des profs et d’autres membres de la communauté universitaire sont au cœur des instances. Pourtant, petit à petit, la direction de l’UQAM a délaissé sa communauté, dont les profs et son représentant, le SPUQ, en l’ignorant et l’écartant des processus décisionnels internes, en particulier ceux ayant un impact académique, et ce, souvent en marge des règlements et politiques de l’institution. Afin de garantir la qualité de la recherche, de la création et des enseignements réalisés à l’UQAM, il faut assurer la pleine reconnaissance et le respect du rôle des profs au Conseil d’administration, à la Commission des études et à la Sous-commission des ressources, pour ne nommer que ces instances.

Nous demandons le respect intégral des rôles et fonctions des personnes dûment élues et nommées aux instances de l’UQAM.

Nous demandons que le pouvoir décisionnel de la Commission des études en ce qui concerne les questions académiques soit respecté. 

Nous demandons que les personnes représentant les profs aux instances de l’UQAM puissent exercer leurs mandats dans les meilleures conditions possibles, notamment par l’octroi de dégrèvements suffisants.

Nous demandons que l’Université s’engage explicitement, en l’inscrivant dans la convention collective, à respecter ses propres règlements et politiques.

La reconnaissance du travail des directions de département et de programmes

Trop souvent, les directions de département et de programmes assument une lourde charge de travail qui dépasse largement le temps libéré par le nombre actuel de dégrèvements octroyés. Il faut également souligner qu’en ce moment, la convention collective ne reconnaît pas certaines tâches importantes de gestion académique, telles que la coordination de cours et la direction de concentrations et de la formation pratique. Soulignons également que la pénurie et le roulement de main-d’œuvre affectent le personnel de soutien à l’UQAM et, par ricochet, les profs occupant ces directions de département et de programmes qui vivent une surcharge importante de travail. Nous insistons aussi sur le besoin d’octroyer de meilleures conditions de travail pour ce personnel de soutien indispensable au bon fonctionnement des départements et des programmes. 

Nous demandons un plus grand soutien en ressources humaines stables pour les profs occupant ces fonctions.

Nous demandons l’octroi ou l’augmentation des dégrèvements offerts aux profs qui occupent des fonctions importantes de service à la collectivité interne.

Redynamiser la collaboration entre le SPUQ et l’UQAM

Dès sa création, l’UQAM s’inscrit dans une structure et un mode de gestion participative. Le SPUQ est depuis toujours l’un des acteurs incontournables du développement de notre université. D’ailleurs, c’est pourquoi le SPUQ a le mandat large de défendre et promouvoir les intérêts et les objectifs professionnels, syndicaux, économiques, sociaux et politiques des profs. Au cours des dernières années, la transformation du milieu universitaire a donné lieu à une diversification et à une complexification des enjeux auxquels les profs doivent faire face. Les officières et officiers syndicaux ont constaté une augmentation significative des besoins d’accompagnement et d’intervention dans le cadre de leur mandat, tant sur le plan individuel que collectif. À l’heure actuelle, c’est le SPUQ qui supporte le cout des libérations syndicales additionnelles nécessaires à l’accomplissement du travail. Or, l’entièreté de ce cout devrait revenir à l’UQAM.

Afin d’assurer la mission de l’UQAM et faire d’elle une institution où les relations de travail sont réellement authentiques, conviviales et centrées sur l’humain, il est nécessaire d’améliorer la collaboration entre le SPUQ et la direction de l’Université. Le SPUQ est le seul représentant des profs et doit être présent dans toutes les démarches qui concernent le corps professoral. C’est ainsi que nous pouvons garantir le fonctionnement démocratique et collégial de notre institution. 

Nous demandons que le SPUQ reçoive copie de toute correspondance et tout document impliquant les relations de travail ou concernant directement ou indirectement la tâche professorale.

Nous demandons l’augmentation du nombre de profs que l’UQAM libère de la totalité de leur tâche pour répondre aux besoins des membres et pour remplir les autres aspects du mandat du Syndicat.